Renouvellement d’assainissement dans le Pays d’Apt et Luberon : un double chantier structurant
En 2025, la Communauté de Communes Pays d’Apt et Luberon (CCPAL) a engagé deux opérations de renouvellement d’assainissement à Gargas et Roussillon, dans la continuité de son schéma directeur. Avec 25 communes et près de 30 000 habitants, la collectivité a placé la gestion patrimoniale de ses réseaux au cœur de sa stratégie, avec un objectif clair : fiabiliser les ouvrages existants, limiter les eaux claires parasites et adapter le fonctionnement du réseau aux besoins du territoire.
Deux opérations complémentaires sur un même territoire
À Gargas, le collecteur principal acheminant les effluents vers la station d’épuration intercommunale d’Apt présentait des signes de vieillissement, auxquels s’ajoutaient des problématiques d’eaux claires parasites. Le projet a donc consisté à renouveler une partie structurante du réseau et à le redimensionner, avec un passage du DN315 au DN400 afin d’accepter davantage de volumes et de sécuriser l’écoulement.
Dans le même temps, à Roussillon, la CCPAL a engagé la création d’un réseau de transfert d’environ 2 km pour raccorder une partie du village à la station d’épuration d’Apt, dans le prolongement de l’augmentation de capacité réalisée en 2021 et afin de délester la station locale.
L’entreprise SNPR était mandataire du groupement en charge des travaux avec l’entreprise FAURIE en cotraitance, chacune intervenant sur son secteur pour assurer la bonne exécution des travaux.
Des contraintes de pose fortes
Ces deux opérations ont été menées dans des conditions de chantier exigeantes. Les profondeurs pouvaient dépasser 4 mètres, avec la nécessité de respecter les contraintes de pentes faibles et garantir l’écoulement gravitaire. À cela s’ajoutaient la présence ponctuelle de nappe phréatique, notamment en zone de berge, ainsi que des interventions en zone circulée sous route départementale à fort trafic.
Sur certains tronçons, la combinaison entre pente, profondeur et conditions de pose imposait une vigilance particulière sur la tenue mécanique des ouvrages et leur comportement dans le temps.
Un choix de solutions adapté au chantier
Le projet a reposé sur la mise en œuvre de 4 700 m linéaires de tubes PP Green Connect 2000, répartis entre 2 700 ml en DN200 et 2 000 ml en DN315, ainsi que sur la pose de 119 regards Tegra en diamètres 600 et 1000.
Le choix des regards Wavin Tegra s’explique par leur adéquation avec les contraintes du chantier. Leur modularité, leur facilité de mise en œuvre et leur tenue mécanique en faisaient une réponse adaptée aux fortes profondeurs, aux configurations spécifiques de certains tronçons et aux besoins d’ajustement sur le terrain. Le projet intégrait également des éléments de fond adaptés ainsi que des configurations d’angulation spécifiques, en cohérence avec les conditions rencontrées sur site.
Dans ce cadre, un brise-vitesse a été mis en œuvre sur une section afin de limiter la vitesse d’écoulement, ce qui illustre la capacité d’adaptation de la gamme aux contraintes hydrauliques rencontrées sur le chantier.
Les tubes Green Connect 2000 ont, de leur côté, été retenus pour leur résistance à la déformation et leur comportement compatible avec les contraintes de profondeur et de pente identifiées sur l’opération.
Un accompagnement technique en amont et en phase chantier
Le bureau d’études TRAMOY est intervenu au titre de la maîtrise d’œuvre, avec l’établissement des pièces du marché et du CCTP, l’analyse des offres et le suivi de chantier.
En parallèle, le bureau d’études Wavin / Technopole a accompagné le projet sur la partie technique, avec la réalisation d’études de plan, l’appui au CCTP, la production de dossiers techniques et l’accompagnement des entreprises sur la mise en œuvre, notamment via la formation des équipes à la pose.
Ce travail préparatoire a été déterminant pour sécuriser la réponse technique avant même le démarrage du chantier. Les dossiers techniques établis en amont intégraient notamment les notes de calcul de tenue mécanique et les notes de non-flottabilité des regards dans les conditions extrêmes du projet.
Des retours terrain pragmatiques
Côté entreprises, SNPR souligne une mise en œuvre maîtrisée, avec une bonne appropriation des regards Tegra, déjà régulièrement utilisés sur le secteur. Un accompagnement au démarrage a permis de sécuriser les premières phases de pose.
Sur la partie Roussillon, confiée à l’entreprise FAURIE, le chantier marquait une première utilisation des tubes Green Connect 2000 par les équipes. Les retours mettent en avant la légèreté des tubes et la facilité de manipulation, en particulier dans des conditions de pose contraignantes. Les joints, facilement démontables et nettoyables, ont également contribué à sécuriser la mise en œuvre.
Le choix des solutions s’est construit dès la phase d’appel d’offres, avec l’appui du bureau d’études Wavin / Technopole aux côtés de la maîtrise d’œuvre, des entreprises et de LAMBERTON TP Le Pontet, distributeur mobilisé sur l'opération. Cet accompagnement s’est prolongé sur chantier par une présence terrain et la formation des équipes à la pose.
Une opération inscrite dans une logique de gestion patrimoniale
Pour la CCPAL, ce double chantier ne se limite pas à la résolution des problèmes actuels. Il s’inscrit dans une démarche proactive de gestion patrimoniale : renouveler les tronçons fragiles, cartographier les zones prioritaires et anticiper les besoins futurs.
Les solutions Wavin apportent ici une réponse durable, en cohérence avec une stratégie de long terme visant à lutter contre les eaux claires parasites, fiabiliser les réseaux et accompagner l’évolution du territoire.